20.01.2010
Osta Tareq, une roquette sur l’asphalte
Dans la station Assalam, la plus grande station de microbus à la ville de Belbeis, “la roquette” cela est son surnom très connu de ses camarades, “Osta” Tareq Hamouda, vieux chauffeur d’un véhicule minibus dans lequel il travaille depuis plus de 27 ans.
Il est 22h15, Hamouda m’invite à boire quelque-chose à la cafétéria qui dépend de la station et qui n’est pas fréquentée que par les passagers et les chauffeurs. Il commande un café et une chicha pour lui. Il s’est mit à tirer la fumée du petit tube, et avant de rejeter la première bouffée, deux jeunes hommes sont venus lui serrer la main. Hamouda les a accueilli à bras ouvert en leur offrant à boire du thé . “Ces deux jeune chauffeurs étaient mes élèves dans le passé, c’est moi qui leur ai enseigné comment conduire une voiture il y a 7 ans, et actuellement je en suis très fier” explique-t-il.Hamouda a un corps un peu maigre, des cheveux grisonnante couvrent les deux cotés de sa tête et qui lui donnent plus de respect, une voix douce et des yeux noirs et souriants qui laissent paraître son contentement bien clair.
Ce Belbeisi de 47 ans mérite bien l’admiration de ses camarades. Grâce à sa bonté, son humanité et son ésprit compréhensif. “ En tant que chauffeur, je suis sur qu’il est difficile de trouver un collègue comme Hamouda de nos jours, il est un exemple à suivre pour les chauffeurs égyptien” affirme l’un des deux jeunes chauffeurs.
Dès l’age de 12 ans, Hamouda est entré dans le monde de travail lorsqu’il a quitté l’école à cause des difficultés de sa famille à ce moment-la. Il s’est dirigé à la gare routière qui reliait son village à la ville. Il y a débuté comme receveur, parfois assistant des chauffeurs. Il appelait les passagers. “ Moi je voulait continuer mes études afin de devenir médecin, mais c’est la vie!” dit-il en expirant la fumée de sa chicha.
Il a pris beaucoup de temps avant de savoir conduire car les chauffeurs réfusaient, à cette époque, de lui permettre de à conduire leurs véhicules pour s’exercer parce qu’il était encore très jeune. En 1978, il conduit pour la première fois un minibus tout seul depuis son village jusqu’à la ville de Belbeis. En 1982, il obtient finalement le permis de conduire. “ Cela était l’une réalisations essentielles dans ma vie... Je me sentais alors comme un nouveau-né” dit-il en riant. “ Depuis, je n’ai jamais cessé de conduire, presque tous les jours..De plus, j’ai épargné de l’argent autant que possible, et enfin je suis arrivé, non seulement à acheter un minibus, mais aussi à me marier.”
Selon lui, la jeunesse c’est la période où travail et l’effort sont fondamentaux afin de construire une famille et vivre paisiblement. “ Je me disais toujours qu’on devait mettre à profit de nous jours de jeunesse irrécupérable pour garantir un avenir meilleur à nos enfants.”
En ce qui concerne sa vie privée, il a un garçon de 13 ans et 3 filles dont 2 sont mariées. La troisième suit encore ses études à l’université. “ Je rêve que mon seul fils exerce un métier plus haut : professeur ou bien ingénieur, mais le problème ce qu’il est un élève très désobéissant à l’école. J’espère qu’il se concentra sur ses études comme sa soeur.” Il profite de son temps libre en écoutant les chansons d’Oum Kalsoum et Abdel Halim, ou en allant voir ses amis. Le vendredi, il a un programme très spécial ou il a l’habitude depuis longtemps de rendre visite à ses proches après la prière de Gomaa, et le soir il se promenne en famille.
De l’autre coté, Hamouda croit que la profession du chauffeur n’attire, actuellement, que les vagabonds et les mal élevés. Il rencontre chaque jours des personnes qui nuisent à la réputation des chauffeurs, en général, avec leurs comportements inacceptables. “ Moi je suis si triste de trouver des chauffeurs qui ne respectent plus les clients qui sont leurs seules sources de revenues. Il y a de chauffeurs de microbus drogués et qui fument quotidiennement du bango et du hachich. Il y en a d’autres qui viennent de sortir du prison.” “ Moi j’ai appris à être flexible et à bien traiter le client, parce qu’il n’est qu’un citoyen comme nous.”
Enfin, après avoir fini sa chicha, l'homme s’est mit à exprimer ses voeux.” Je ne veux pas quitter le travail dont je jouis tellement mais en fait les nouvelles lois de transport et le système de trafic en Egypte deviennent de plus en plus fatiguants. J’éspère que les responsables seront plus serviables.Ma famille et ma voiturereprésentent toute ma vie simple.je lis le Coran chaque soir et je demande à Dieu de nous protéger de tout mal.”
Karam Saleh
18:11 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : portrait, taxi, conducteur, vie, égypte

