12.07.2010
Devenir journaliste ?
Vous souhaitez devenir journaliste ?
C’est possible si vous possédez un baccalauréos égyptien ou équivalent.
La filière francophone de journalisme de l'université française d’Egypte vous permet de vous former aux métiers de la radio, de la télévision et de la presse écrite durant toute une année.
La sélection se fait par concours écrit puis oral en français.
A la fin de l'année universitaire, les meilleurs étudiants obtiennent une bourse pour effectuer un mois de formation en France ainsi qu'un stage dans un grand média français.
Cette formation est réalisée en partenariat avec le CFPJ (Paris) et l’IFP (Paris). L’enseignement est délivré en Français (2/3 du programme) et en arabe.
Pour plus de renseignements ffjlecaire@cfcc-eg.org
14:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.07.2010
Le CALAME
Le journal des étudiants est sorti !
Le Calame, édition 2010, est disponible à la lecture en cliquant sur le lien ci-dessus.
12:38 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.05.2010
le journalisme à l'heure d'Internet
Trois conféences pour aborder cette thématique les 26, 27 et 28 mai au centre culturel Sawy à 19h. Programme détaillé en bas de ce message.
Quelle est la situation actuelle de l’information en ligne en France et en Egypte ? En quoi la circulation d’informations sur Internet et le développement des réseaux sociaux font-ils évoluer le métier de journaliste, l’économie de la presse et le traitement de l’information ?
- Mercredi 26 mai : Edition en ligne, regards croisés
Parcours de deux journalistes face à ces nouveaux modèles éditoriaux et économiques.
- Jeudi 27 mai : Photographe, un métier en pleine mutation
Après l’écriture, les photographes professionnels se mettent à la vidéo et à l’auto-édition. Parcours.
- Vendredi 28 mai : Les réseaux sociaux et la circulation de l’info
De l’information en temps réel à la communication, comment les réseaux sociaux changent la donne.
Avec, entre autres, François Bonnet (co-fondateur Médiapart) et Saied Shoaaib (manager journal en ligne youm7), Stéphane Rabut, photographe (Libération, France Football), Hala Ennarah, rédactrice en chef du service photo de la MENA.
En marge des conférences, une expo photo croisée France-Egypte.
groupe facebook http://www.facebook.com/event.php?eid=123389997680585
Contact : ffjlecaire@cfcc-eg.org
الصحافة في زمن الإنترنت
ما الوضع الراهن للمعلومة التي تبث عبر شبكة الإنترنت في فرنسا وفي مصر على حد سواء؟
كيف يؤدي كل من انتقال المعلومات عبر الإنترنت وتنامي مواقع التواصل الاجتماعي أو الشبكات الاجتماعية إلى تطور مهنة الصحافي واقتصاد الصحافة ومعالجة المعلومة؟
الأربعاء 26 مايو: النشر عبر شبكة الإنترنت، تلاقي الرؤى
مسيرتا صحافيين إزاء هذه النماذج الجديدة للنشر والاقتصاد.
الخميس 27 مايو: مصور فوتوغرافي، مهنة في أوج تطورها
بعد الكتابة الصحافية، توجه المصورون الفوتوغرافيون المهنيون إلى الفيديو والنشر الذاتي. مسيرة مصور فوتوغرافي.
الجمعة 28 مايو: مواقع التواصل الاجتماعي وانتقال المعلومة
من المعلومة في وقت حدوثها إلى انتقالها، كيف تغير شبكات التواصل الاجتماعي أوضاع المهنة؟
هذا، وسوف نلتقي فرانسوا بونيه (مؤسس مشارك لـMédiapart) وسعيد شعيب (مدير تحرير الموقع الإلكتروني لليوم السابع) وستيفان رابو مصور فوتوغرافي (Libération، France Football) وهالة عنارة نائب رئيس تحرير وكالة أنباء الشرق الأوسط للخدمة المصورة.
تنعقد على هامش المنتدى ندوات.
يقام معرض الصور الفوتوغرافية من 26 إلى 30 مايو.
ستيفان رابو، مصور فوتوغرافي للمستجدات ووكالة أنباء الشرق الأوسط.
الفترة: أيام 26 و27 و28 مايو
المكان: ساقية عبد المنعم الصاوي الثقافية
لمزيد من المعلومات، برجاء الاتصال بـ:
جولي جوم، منسقة الشعبة الفرانكفونية للصحافة
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22.02.2010
Un début de réveil ?
La fatwa émise par les dignitaires religieux mauritaniens qui interdisent aujourd'hui l'excision sonne t-elle comme le début d'un sursaut contre ce pratique qui révèle d'un coutume selon les de la religion selon les autres ?
L'excision clitoridienne est une mutilation génitale féminine impliquant l'ablation da la partie externe prépondérante du clitoris. Bien que l'Egypte l'ait déjà interdit par un décret du ministère de la santé promulgué en 1997 et que son parlement l'a pénalisé par une loi voter en 2008, elle est toujours pratiquée ici. Le simple évocation du fait suscite toujours un débat nourrit. L'Etat égyptien tente à travers des campagnes médiatiques de dénoncer cette pratique. Il collabore zussi avec des ONG, en avançant notamment des chiffres pour montrer son étendue. Parmi ces chiffres, des enquêtes conduites en 1995 et 2001 par le ministère de la santé qui révèle que 97% des femmes mariées en âge de procréer ont subi cette intervention.
Un lobby s'est dessiné autour du Conseil National de la Mère et de l'Enfant et des personnalités telles que Mme Suzanne Moubarak, première dame du pays. il ne rate aucune occasion pour dénoncer l'excision mais aussi apporter un soutien à celles qui ont subi cette mutilation. Nihad Abul Qomsan, chef du centre pour les droits de la femme, nous confie que « Beaucoup de femmes excisées qui sollicitent notre aide ont subit un traumatisme et sont incapables d'avoir une vie sexuelle normale, ce qui affecte leurs relations avec leur mari. » Le Dr Mumtaz Abd El-Wahab, spécialiste des maladies mentales à l'université du Caire, n'hésite pas à qualifier l'excision de « violence faite aux femmes.» Et de rappeler "la détresse psychologique » des jeunes filles. Quant à Khalil Mustafa Khalil, juge du tribunal des délits pour le district- Al-Maadi au Caire, il avance des arguments juridiques selon lesquels « l'excision représente une violation de l'interdiction par la loi de mettre à nu et de toucher les organes génitaux pour des raisons non médicales.» et de rappeler que sa pratique est considérée comme un « délit criminel sanctionné par les autorités.»
Malgré cette levée de bouclier contre la pratique de l'excision, les fervents défenseurs de sa pratique dénoncent un complot venu de l'occident. Le cheik Mustafa Mahmoud nous affirme : « il s'agit d'une campagne douteuse ayant pour unique objectif de répandre la promiscuité parmi les musulmans, les medias (ndlr : égyptiens) n'auraient pas dû collaborer à ce crime, planifié par les Etats-Unis et bénéficiant du soutien de l'Occident.» La mentalité sociale s'avère aussi un rideau de fer lourd à percer surtout dans le milieu rural égyptien. Comme Om Andl 54 ans, femme d'un portier à Madinat Nasr. Elle a entendu dire que « les filles non excisées sont impures, sautent sur les hommes et ne trouvent pas de mari. Une mère digne de ce nom ne peut pas vouloir cela pour ses filles.»
Maoulida Mbae
11:52 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.02.2010
La foule qui étouffe
Zahma ya donia zahma, qui veut dire foule o monde de foule, est le titre d'une très fameuse chanson d'Ahmed Adaweya, chanteur populaire égyptien. Bien qu'elle date des années soixante dix, elle est encore d'actualité tellement les rues du Caire sont bondées et le trafic congestionné. Et pourtant, presque rien n'est fait pour contrer ce problème persistant qui a déjà des conséquences graves sur la société cairote, notamment la pollution qui plane dessus.
Une analyse de la situation a été conduite en 2002, dans le cadre d'un projet d'urbanisation - encore en cours - du Haut comité de la planification urbaine de la grande région du Caire avec la coopération de JICA (Agence japonaise de coopération internationale), sous la direction de Dr. Katsuhide Nagayama. Un des résultats était que la vitesse moyenne de circulation au Caire chuterait à 11,6 km/h en 2022. Ce qui veut dire que toutes les grandes rues de la ville seront bloquées tout au long de la journée. Une des répercussions principales sera l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre à 19,2 millions de tonnes par an contre 12,2 millions l'année ou l'étude à été menée.
Cela affectera grandement les habitants du Caire, une ville où il y a très peu d'arbres et ou il n'y a pas une heure de pointe connue. Presque tout le temps, les embouteillages bloquent la circulation et causent des retards dans chaque aspect de la vie quotidienne. L'environnement dont peu de gens se soucient souffre également. D'ailleurs, tout cairote sait qu'il est assez difficile de respirer de l'air propre en ville et d'être à l'heure à un rendez-vous. La ponctualité et le bien vivre ne sont pas de mise mais par contre, la foule toujours au rendez-vous.
Le supplice de la rue égyptienne
La densité des habitants de la ville du Caire n'aide pas : Dix-sept millions d'habitants, selon l'Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques. Les gens sont obligés de subir, jour après jour, le supplice de la rue égyptienne. « On en a tellement marre qu'on ne dit plus rien, on vit avec » dit Ali chauffeur de taxi." Ali conduit au moins dix heures par jour, c'est son gagne pain mais il aimerait bien changer de travail bientôt. « Des fois, ça me tape trop sur les nerfs de conduire, surtout lors du mois de Ramadan, quand je jeûne ».
Pr. Mahmoud Allam de l'Université du Nil, pense que la technologie peut contribuer énormément à résoudre le problème des embouteillages dans les rues du Caire et par conséquence diminuer la pollution. « Ici en Égypte, nous ne connaissons pas l'ingénierie du transport, pourtant c'est une science... nous avons une très mauvaise planification ou plutôt pas de planification du tout. La circulation est gérée par les policiers. Ils tentent désespérément de fermer des rues et changer les directions d'autres pour trouver des solutions provisoires non étudiées.» La circulation au Caire est tellement aléatoire que tout le monde avance, tant bien que mal, dans le chaos. « Les ingénieurs provenant de l'étranger, notamment un Coréen en visite au Caire estime qu'il serait intéressant d'essayer des simulations de programme de gestion du trafic ici tellement le challenge est important » dixit Pr. Allam.
Toutefois, des efforts sont faits : Un nouveau système de feux avec compteurs à rebours a été installé dans certains endroits, comme dans la rue el batal Ahmed Abdel Aziz à Mohandessin. Des caméras cachées filment en permanence ceux qui ne respectent pas ce dispositif. Des parties du centre ville sont transformées en rues piétonnes pour épargner aux égyptiens la pollution, au moins sonore, qui les rend si souvent sourds et nerveux.
Le centre ville pourra devenir une zone piétonne
Nouvelle mode dans la planification urbaine des rues du Caire : Les u-turn censés fluidifier la circulation mais cela est-il vraiment efficace ? Selon Mohamed Fangary, urbaniste à Environics, compagnie œuvrant dans la consultation environnementale, le système a des manquements : « Dans certaines rues de Mohandessin ou ils ont mis des u-turns, comme le croisement de la rue Shehab et Gaamet el dewal, avant il y avait des feux et cela créait moins de zone de conflit ». Il ajoute « Dans les carrefours, on ne peut pas enlever les feux de circulation, comme ca a été fait et se contenter des u-turns ».
D'autre part, dans une tentative d'améliorer, un appel à projet pour développer le centre ville a été lancé par l'Agence de la planification urbaine du ministère de l'habitat. « La soumission de projets se fera en avril et dès juin 2010, le coup d'envoi des travaux devra commencer » a dit Fady Lotfi, ingénieur dans la société consultants associés candidate. « Le centre ville pourra devenir une zone piétonne. Les limites s'étendraient de la corniche à la rue Ramsés, une des plus polluées. Cela permettra aux gens de mieux respirer » a ajouté Fady. Peu de rues en Égypte ont connu ce développement qui donnerait un peu d'espace aux piétons qui souffrent au quotidien. Tout au moins pour traverser les rues. La règle est qu'il faut savoir s'imposer. Les traits blancs qui marquent les passages piétons sont, hélas, invisibles aux yeux d'une grande partie des automobilistes cairotes. Les villes d'Ismaïlia et Suez, surprennent de verdure et de fluidité du trafic : « En dehors du Caire, les gens respectent les feux de circulation ! C'est comme s'ils étaient des extra-terrestres. Ici au Caire, on fait rarement ça » dit Hassan, chauffeur de microbus.
On se demande quel sera l'avenir
Un des autres problèmes : Le mehwar, seule route avec le périphérique rapide, qui lie le Caire à la nouvelle ville du 6 octobre. Elle est la nouvelle destination des riches qui sortent du Caire pour mieux respirer et des compagnies, telles que celles installés désormais dans le complexe smart village. L'affluence sur le mehwar est telle que ce chemin est bloqué la plupart du temps, notamment aux heures des sorties des bureaux, donc de 16h à 19h ainsi que de 8h à 10h le matin quand les gens vont travailler.
On se demande quel sera l'avenir tant que les responsables ne trouvent pas de solution à la situation qui empire de jour en jour. Dans dix ans de temps, personne ne s'imagine comment seront la ville du Caire et ses environs si ses habitants ne commencent pas à réduire l'utilisation de leurs voitures, si le covoiturage n'est pas mis en pratique et si l'utilisation des transports publics n'est pas optimisée.
Mohamed Salem
14:26 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : caire, foule, egypte, voitures, circulation, rapport, personnes, gens, nombreux, population
En marche, citoyens du monde !
(article rédigé le mois dernier)
Drôle de trêve des confiseurs au Caire pour près de 1 400 marcheurs pour Gaza originaires de 42 pays venus pacifiquement accéder à Gaza par Rafah, à la frontière israélo-égyptienne. Si les aspects sécuritaires, administratifs et logistiques avaient été réglés de longue date, les militants n'ont cependant pas pu gagner Gaza par autocar comme programmé initialement suite à l'interdiction de voyager de dernière minute des autorités égyptiennes.
Cette initiative internationale de soutien pour Gaza intervient à une date symbolique. Le 27 décembre, une année jour pour jour après l'opération « Plombs durcis » durant laquelle Tsahal attaquait Gaza et faisait 1 400 morts. Commandé par l'ONU afin d'apporter plus de lumière sur les événements, le rapport du juge Goldstone parle alors de crimes de guerre et, dans une certaine mesure, de crimes contre l'humanité et fait notamment état de tirs vers des civils et de l'utilisation par Israël de phosphore blanc.
Il y a quelques jours, les Egyptiens ont ouvert le feu afin de disperser un rassemblement de palestiniens qui avait lancé des pierres sur les forces égyptiennes afin de protester contre la construction d'un mur en acier. Sorte de barrière souterraine d'une trentaine de mètres de hauteur, la fonction de ce mur infranchissable est d'empêcher la contrebande entre Rafah et Gaza alors que de la marchandise de tout type a toujours circulé avec la complicité de citoyens israéliens.
Les citoyens du monde pour la paix
Face à ces situations et déçus par l'immobilisme international et par l'impuissance des négociateurs historiques du conflit israélo-palestinien, des militants de la paix de plusieurs pays décident de se rendre à Gaza en passant par l'Egypte « Par ce geste fort, nous voulions manifester notre soutien au peuple palestinien » explique Nicolas S., marcheur français et membre d'EuroPalestine*. Parmi les 300 marcheurs que compte la délégation française, des personnalités de la vie civile, artistique et politique : Monseigneur Jacques Gaillot, le rappeur Naili, la sénatrice Alima Boumediène-Thiery et Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée française. Mgr Gaillot crie son indignation dans la vidéo réalisée de cette Marche « le peuple de Gaza est emprisonné dans une prison à ciel ouvert. Les palestiniens devraient avoir la liberté d'aller et venir comme tous les êtres humains, c'est une liberté fondamentale. Or, il y a un blocus qui dure et un silence de la communauté internationale. Avec cette marche, je dis ma solidarité avec le peuple palestinien de Gaza qui souffre depuis longtemps de cette condition. Puisque la communauté internationale ne bouge pas, c'est bien qu'il y ait des initiatives de la société civile au plan international.».
Sur le trottoir... de l'ambassade de France
Le programme est précis et l'organisation carrée. Lieu stratégique aussi, en cas de problèmes, la France est à quelques pas. Le 27 décembre, départ en autocar de l'ambassade de France vers Gaza à 19h. Les 300 membres de la délégation française attendent avenue Charles de Gaulle. Ils resteront six jours à camper, reclus par les forces de l'ordre égyptiennes sur une portion de trottoir à Giza. Déception générale. « Nous n'avons pas compris. A 18h30, un ultime rendez-vous fixant l'aspect financier a lieu à l'ambassade entre le responsable de la société d'autobus Misr Travel, l'Ambassadeur et les représentants des marcheurs français » rappelle un des militants français présents aux négociations. « Mais une fois au dépôt, les chauffeurs des six autobus réservés sont invités à rentrer chez eux. Les autorités égyptiennes ont tous bloqué. On a compris que personne n'irait à Gaza et que nous avions perdu nos 4 000 dollars d'arrhes » déplore-t-il. « Est-ce utile de rappeler qu'en amont du voyage, tant le gouvernement égyptien que l'ambassadeur de France, qui parrainait notre Marche, étaient au courant et avaient donné leur consentement à l'aventure ? La seule incertitude résidait dans la possibilité d'entrer à Gaza ou non » relate Jean-Philippe Lo Castro dans son récit de la Marche pour Gaza.
Commence alors un sit-in de cinq jours sur le trottoir de l'ambassade de France. D'abord parqués 36 heures sans pouvoir circuler librement, ils pourront aller et venir le reste du temps. C'est durant ces moments de relative liberté que le groupe se déplace pour étendre le drapeau palestinien sur Mykérinos, la plus grande des pyramides et manifester devant le Musée du Caire et l'ambassade d'Israël notamment aux côtés d'Hedy Epstein, marcheuse américaine de 85 ans, rescapée de l'Holocauste et gréviste de la faim au nom des Palestiniens de Gaza.
Malgré les nombreuses invitations de l'Ambassadeur de France à rejoindre le Lycée français de Maadi, le groupe n'a pas souhaité se séparer et a préféré rester dans la précarité jusqu'à la fin de son séjour. Il y a des choses qui ne se font pas en Egypte. Bloquer la circulation avec un sit-in de plusieurs jours aux portes d'une ambassade, scander des slogans et chanter en fait partie. Les canons à eau étaient là, prêts à être utiliser.
« Si les soldats anti-émeutes formaient des cordons interminables, ils ne sont pas agressifs avec nous. Certains d'entre-eux étaient très jeunes et participaient à leur manière à notre combat en reprenant, du bout des lèvres, nos slogans ou en tapant des mains » avoue M. Shahshahani d'EuroPalestine.
Face à l'énergie déployée par l'ensemble des marcheurs pour Gaza, le gouvernement égyptien a proposé de mettre à disposition 2 cars vers Gaza pour l'ensemble des 1 400 marcheurs. Cette initiative, placée sous l'égide de Suzanne Moubarak et de sa fondation, n'a pas rencontré le succès escompté et les cars n'étaient pas complets à leur départ. Selon les organisateurs français, très peu de marcheurs inscrits se sont joints à ce voyage ; moins de 40.
Vers une seconde édition de la Marche ?
« Il y a quelques semaines, une délégation officielle de députés représentant le Parlement européen n'a pas été autorisée par Israël à entrer dans Gaza. Il faut mettre fin à ce ghetto » confie, devant l'ambassade, Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne à un militant.
« Nous souhaiterions réitérer l'aventure, et cette fois, entrer dans Gaza » annonce une marcheuse. « Nous demandons la fin du siège qui affame les Gazaouis et l'arrêt de la construction par l'Egypte du deuxième mur de la honte dont le but est d'affamer davantage les habitants de Gaza. Nous continuerons nos manifestations en France et dans tous les pays du monde. Cela ne fait que commencer » prévient Olivia Zemor, une des responsables d'EuroPalestine.
Latifa Zerrouki
* CAPJPO-EuroPalestine est une association française qui sensibilise l'opinion publique, les médias, les élus et les dirigeants politiques au déni de droit et de justice subi par le peuple palestinien, et à la nécessité de prendre des sanctions à l'encontre d'Israël pour l'amener à respecter le droit international.
Elle lutte à la fois contre le chantage à l'antisémitisme, contre toutes les formes de racisme et contre tout ce qui peut attiser, en France, la haine entre les citoyens de diverses origines.
09:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, gaza, marche, palestine, anniversaire, camping, ambassade, france


